| Généalogie GUERVIN |
Dernier ajout : 11 décembre 2010.
Le canton d’Uzel
Le
canton de Uzel
fait partie
de l’arrondissement de Saint-Brieuc (Bretagne - Côtes d’Armor
Trégor / Goëlo
/ Argoat / Penthièvre ....).
Le
canton de
Uzel est créé en 1790 et agrandi en
l’an X. Depuis cette époque, il a
été
diminué à trois reprises :
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en
1823, l’enclave du Pavillon (Allineuc) a
été cédée à
Gausson (canton de Plouguenast) :
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en
1827, 3 enclaves (Allineuc) ont été
cédées à l’Hermitage (canton
de Ploeuc) ;
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en
1841, le territoire contenant le château du Quellenec
(Merléac) a été
cédé à
Saint-Gilles-Vieux-Marché (canton de
Mûr-de-Bretagne).
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UZEL (
Uzel ) ; |
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ALLINEUC (
Allineuc ) ; |
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GRACE-UZEL (
Grâce-Uzel ) ; |
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MERLEAC (
Merléac ) ; |
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LE QUILLIO (
Le Quillio ) ; |
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SAINT-HERVE (
Saint-Hervé ) ; |
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SAINT-THELO (
Saint-Thélo ) ; |
Quelques repères historiques
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environ
5000 ans avant Jésus-Christ : construction des
monuments
mégalithiques : menhirs, cairns, tumulus ;
environ 600 ans avant Jésus-Christ :
arrivée des Celtes (ou Gaulois) en
Armorique ;
premier siècle après
Jésus-Christ : occupation romaine. Le Yaudet est le
siège éphémère
d’un évêché ;
Ve–VIe siècles : arrivée des
Bretons en provenance des îles
britanniques.
Nota : le nom de PLOU transformé en « PLU, PLO ou PLEU » est une forme du latin « PLEBS » (Peuple) et désigne la paroisse primitive. Il est suivi du nom de Saint (ou d’un qualificatif) fondateur et forme plus tard le nom des Communes. D’autres communes ne sont pas issues de « paroisse » mais de TRE : groupement d’habitations puis subdivision de la paroisse, LAN : terre consacrée, LOK : ermitage.
ETYMOLOGIE
et HISTOIRE de GRACE-UZEL
Grâce-Uzel
tire son nom de l’ancienne
chapelle Notre-Dame-de-Grâce.
Grâce-Uzel
est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive
de Cadelac. Il semble qu’il s’agisse d’un défrichement
effectué au détriment de
la forêt de Loudéac. C’est à
l’érection d’une chapelle en l’honneur de Notre-Dame
de Grâce que Grâce-Uzel doit son nom.
Dès 1639, la trève de Notre-Dame de
Grâce
dépend de la paroisse de Loudéac.
L’ancienne paroisse de Grâce-Uzel dépendait de l’évêché de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Josselin et du ressort de Ploërmel. Le duc de Rohan en était le seigneur, au moment de la Révolution. Grâce-Uzel élit sa première municipalité au début de 1790.
On
rencontre les appellations suivantes : Grace (en 1801), Grâce
(en 1877) et enfin Grâce-Uzel suite au décret du
12 novembre 1890.
Nota : la commune de Grâce-Uzel est formée des villages : le Train-du-Coiec, Martailla, Taillis-de-la-Roche-Grise, la Broussée, le Canada, le Gué-Rocheux, les Aulnais, le Marais, la Brûlée, la Perrière, le Bas-du-Bourg, le Pas-Morin, le Bois, le Brillet, les Bruyères, le Bonnet, le Soulieur, le Pas-de-l’Orme, etc...
PATRIMOINE
de GRACE-UZEL
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l’église
Notre-Dame de Grâce (1733). On y trouve un ossuaire qui date
du XVIIème siècle. Le 5 février 1875,
la foudre tombe sur le clocher de l’église ; |
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le
calvaire (1830), situé au Sud. Il est doté d’un
Christ en bronze et d’une croix en bois ; |
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la
fontaine Notre-Dame (1788) ; |
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les
maisons du bourg (1646 et 1793) ; |
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la
ferme du Gué-Rochoux ou Gué-Rocheux (1767 et
1792) ; |
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la
mairie (XVIIIème siècle) ; |
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le
moulin
à eau de la Gravelle ; |
A
signaler aussi :
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l’allée
couverte du Bois (époque néolithique). |
ETYMOLOGIE
et HISTOIRE de MERLEAC
Merléac
vient, semble-t-il, du latin
« merulius »
(merle).
Merléac
est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait
jadis outre le territoire actuel de Merléac, celui du
Quillio.
La
dîme de Mereliac, octroyée par
le vicomte de Rohan,
est mentionnée en 1184 dans la charte de l’abbaye
de Bonrepos ou Bon-Repos
(Mor., Pr. I, 697). Merléac (Mereliac)
est citée comme paroisse dès 1246
dans un acte enregistrant la donation de l’abbaye de Bon-Repos, par
Olivier de
Caurel. On trouve la forme Merleac dès 1271 (Anc.
év. VI, 178 et 192).
Sous
l’Ancien Régime, la paroisse de Merléac
appartenait au
diocèse de Quimper et avait pour succursale Quilio. Elle
avait pour
subdélégation Quintin et ressortissait au
siège royal de Ploërmel. La cure
était présentée par le grand chantre
de la cathédrale de Quimper. Elle élit sa
première municipalité au début de
1790. Par la loi du 13 juin 1841, treize
villages ainsi que le château de Quellenec, sont
prélevés sur le territoire de
Merléac au bénéfice de
Saint-Gilles-Vieux-Marché (canton de Mûr de
Bretagne).
On
rencontre les appellations suivantes : Mereliac (en 1184, en
1246), Mereliac, Meleriac (en 1270), Merleac (en 1271), Mereliac (en
1274),
Meleriac (en 1285), Mereliac (en 1291), Merleac (en 1293, en 1310),
Merliac (en
1317), Meleriac (vers 1330), Merelijac (au XIVème
siècle), Mereliac (en 1426,
en 1535-1536).
Nota : la commune de Merléac est formée des villages : Vaugaillard, le Breil, Kervenoc’h, Kerino, Kerblous, Rigolvan, Paulfos, Cremehel, Kerdren, Kervegan, Kerdava, la Salle, Maupertuis, Villeneuve, le Ros, Kerguehel, Coët-Morvan, Saint-Léon, Kerfury, Bizoin, Kergoff, le Moire, Callac, le Port, Kerjacob, etc...
PATRIMOINE
de MERLEAC
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l’église
Saint-Pierre et Saint-Paul (1673). Il s’agit d’un édifice en
forme de croix latine avec un transept et un choeur. Elle est
reconstruite en partie à l’initiative du prêtre
Sylvestre Priat. La tour-clocher date de 1859 ; |
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la
chapelle Saint-Jacques (XIV-XVème siècle),
située au village de Saint-Léon, probablement
construite par les Templiers, puis reconstruite semble-t-il par les
Rohan en 1317. Cette chapelle constituait jadis une étape du
pèlerinage qui menait les fidèles à
Saint-Jacques de Compostelle. On y voit des verrières,
oeuvre de Guillaume Béart, qui retracent la vie de saint
Jacques le Majeur et qui datent de 1402, ainsi que des lambris de
couvrement peints qui datent du XVIème siècle. La
chaire à prêcher date du XVIème
siècle. Elle est mentionné, semble-t-il
à tort, comme paroisse dans un document de 1444. Il ne
s’agit pas non plus du centre paroissial primitif puisque
Merléac est désigné comme bourg en
1293. Les moines de l’abbaye de Bon-Repos y possédaient
dès 1245 des maisons ; |
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la
chapelle Saint-Gouéno ou saint Guénolé
(XVIIIème siècle), située au lieu-dit
Saint-Guénoch ou Guénaulx (village de
Saint-Guénolé). Elle était encore
ouverte au culte à la fin du XIXème
siècle, puis a été
transformée par son propriétaire en hangar
agricole ; |
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la
croix verte ; |
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les
manoirs de Saint-Léon (1626), du Vaugaillard, de
Port-Jégou (1622) ; |
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le
manoir de Bizoin (XVIIIème siècle),
propriété de la famille Glais de Bizoin ; |
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la
mairie–école (XVIIIème
siècle). Cet édifice appartient
jusqu’à la Révolution à la famille de
Rohan ; |
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plusieurs
maisons du bourg (1666 et 1645) ; |
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les
maisons de Kerdaniel (1729), de Kerma (1683), de la
Boissière (1636 et 1793), de Kervégan (1687 et
1694), de Créméhel (1660 et 1671), de Poulfo
(1697 et 1665), de Saint-Léon-Pape (1724) ; |
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les
fermes du Moire (1757 et 1741), de Kerdren (1689), de
Guervélan (1716), de Kerbloux (1663) ; |
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7
moulins
dont les moulins à eau Kerblous, Bizoin, du Bois, de
Belêtre,…
|
A
signaler aussi :
|
l’établissement
gallo-romain de Saint-Léon ; |
ANCIENNE
NOBLESSE de MERLEAC
En
1411, dit Ogée, le prévôt de
Merléac, rapporta un acte entre
Ollivier Le Fieuz, Jacques Le Gal et autres, qui vendirent à
Olivier, vicomte
de Rohan, plusieurs biens qu’ils possédaient en cette
paroisse.
Au
moment de la Révolution, les maisons nobles de
Merléac
étaient : le Houl (moyenne et basse justice) qui appartenait
à M. de la Bouexic
de Pigneux ou de Pinieuc (anobli en 1595), le Vaugaillard (haute,
moyenne et
basse justice) qui appartenait à M. de la Bouexic, Le
Quelennec ou Quellenec
(moyenne et basse justice qui s’exerçait à
Saint-Ernoët), le Ros (moyenne et
basse justice) qui appartenait à M. de Saisy de Kerampuil,
Kerjacob qui
appartenait aux seigneurs de Quélennec, Bizoin qui
appartenait à la famille
Glais-Bizoin.
A
la "montre" (réunion de tous les hommes d’armes) de
Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne
comptabilise la présence
d’aucun noble de Merléac.

ETYMOLOGIE
et HISTOIRE de SAINT-HERVE
Saint-Hervé
est un
saint breton. Fils du barde insulaire Hoarvian et de sainte Riwanon, il
naquit
au VIème siècle, aveugle au manoir de Lannuzan en
Tréflaouenan.
Saint-Hervé
est un démembrement de la paroisse primitive de
Cadelac. La paroisse de Saint-Hervé est attestée
dès le XIIIème siècle et
possède une église en 1689 où l’on
baptise (état civil).
Saint-Hervé
est une trève de la paroisse de Loudéac depuis
1638.
Elle appartient à la châtellenie de
Loudéac et fait partie du diocèse de
Saint-Brieuc. Elle dépendait de la
subdélégation de Josselin et ressortissait
au siège royal de Ploërmel. Au moment de la
Révolution, le duc de Rohan en
était le seigneur. Saint-Hervé élit
une municipalité pour la première fois au
début de 1790. Le nom de la commune est
momentanément Hervé-le-loup
pendant la Terreur (1793-1794).
Nota : la commune de Saint-Hervé est formée des villages : Haute-Rive, Berlouse, Pré-Auffray, la Vigne-aux-Evêques, le Brandolier, la Forêt, Cosselin, Croix-Gicquel, le Canada, Rue-ès-Bourel, Place Matignon, le Grand-Aulnays, Rue-ès-Collet, Basse-Chênaie, etc ...
PATRIMOINE
de SAINT-HERVE
|
l’église
Saint-Hervé (1673-1678). Ancienne chapelle dont la
bénédiction a lieu en 1678. La tour date de 1703.
Le retable et l’autel datent du XVIIIème siècle.
Le tableau intitulé "Hervé et le loup" date du
XVIIIème siècle ; |
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la
croix Gicquel (XVIIIème siècle) ; |
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le
château de Beauregard (1737), propriété
de la famille Le Deist de Botidoux. Il s’agit de la maison natale de
Jean François Le Deist de Botidoux (1762-1823), avocat et
homme de lettres. Le château est restauré vers
1980 ; |
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le
manoir du bourg (XVIIIème siècle), dit
« le
château » ; |
|
le
moulin
à eau du Pont-Macé ; |
A
signaler aussi :
|
les
maisons de la Forêt (XVIIIème siècle),
dont l’une est datée de 1797. |

ETYMOLOGIE
et HISTOIRE de SAINT-THELO
Saint-Thélo
tire son
nom de Thélo
ou Théliau, un saint gallois, évêque de
Landaff (au pays de
Galles). Son père s’appelle Ensic et sa mère
s’appelle Guenhaff. Thélo vient au
monde vers l’année 485 (dans la partie
méridionale de l’Angleterre, près de la
ville de Monmouth) et accoste à Dol (Ille-et-Vilaine)
où il est accueilli vers
549 par l’évêque Samson. Sa mort est
assez communément fixée aux années
560 ou 565. A noter qu’il avait été
sacré évêque de Landaff, pour remplacer
son
maître, saint Dubrice, l’année 520 et il est
remplacé sur le siège de Landaff
par son neveu saint Oudocée.
Saint-Thélo
est un démembrement de la paroisse primitive de
Cadelac, né d’un défrichement au
détriment de la forêt de Loudéac.
Le nom de Saint-Thélo apparaît dans un acte de 1182 énumérant les biens des Templiers en Bretagne, acte qui leur attribue deux hommes à San Theliaut. En 1233, Geoffroi de Noial (Geoffroy de Noyal) donne à Geoffroy de Rohan, moine de Saint-Brieuc, ses terres de Saint-Thélo (don d’une moitié de terre), terres qui reviennent ensuite, vers 1271, au vicomte Alain VI. En 1254, une donation datée de la Motte-d’Onon, en Saint-Thélo, est faite à l’abbaye de Bonrepos, par Allain le Sénéchal. La paroisse de Saint-Thélo est évoquée, en 1271, lors d’une vente pour la somme de 20 livres d’Henri Berthelot au vicomte de Rohan de ce qu’il possédait dans les villages de Saint Ogar, de Kerdazin, de l’abbaye d’Onon, situés dans la paroisse de Saint-Thélo. Le nom d’abbaye d’Onon qui lui est donné en 1271 rappelle celui de l’ancienne châtellenie de la Motte d’Onon. Un partage qui a lieu en 1298, nous apprend que le vicomte Allain de Rohan possède alors dans la paroisse de Saint-Thélo "un chastel, une villa, des bois et des domaines variés", en un lieu appelé Bonamour (aujourd’hui en Trévé). En 1481, Jean, bâtard de Rohan, seigneur de Bonamour est garde de la forêt de Loudéac.
Saint-Thélo
(Saint-Thelou) est une paroisse vers 1428
(archives de Loire Atlantique, B 2979). Elle appartient, sous l’Ancien
Régime,
au diocèse de Saint-Brieuc, et avait pour
subdélégation Quintin et pour ressort
le siège royal de Ploërmel. La cure
était à l’alternative. Son revenu, en 1760,
était de 600 livres. Cette portion congrue était,
croyons nous, fournie par les
prieurs de Lantenac, de Saint-Sauveur-Lehaut et du Clos, proche de
Rohan, qui
dîmaient dans la paroisse. Celui du Clos, qui y avait 3
traits de dîmes, lui
rapportait 200 livres, et devait pour sa part 106 livres et 10 sous.
Saint-Thélo
élit sa première municipalité au
début de 1790.
Saint-Thélo prend le nom de Thelo d’Août
ou Thélo-sur-Août ou Thelo-sur-Oût
pendant la Terreur, à partir de la fin de février
1794 (état civil).
On
rencontre les appellations suivantes : San Theliaut (en
1182), Par. de Sancto Eleio (en 1271), Par. de S. Teleo (en 1279),
Seint Teleu
(en 1298), Saint-Telou (en 1426, en 1427), Saint Thelou (en 1428, en
1438, en
1514), Sainct-Elo (en 1480) et Sainct-Helo (en 1569). Son nom
Saint-Thélo est
officialisé par un arrêté du 27 octobre
1801.
Note 1 : Le prince Breton-Armoricain, nommé Budic et exilé en Angleterre, avait épousé Aneumède, la soeur de Saint-Thélo, et avait eu trois enfants dont Oudocée, Tiffei et Ismaël qui entrèrent tous dans la prêtrise. Le jeune prince Oudocée fut confié aux soins de saint Thélo, son oncle. Il devint prêtre, puis évêque et qui plus est, d’être un saint, sa fête se célèbre le 2 juillet. Son frère aîné, nommé Tiffei, fut religieux et martyrisé par des barbares infidèles, envahisseurs du pays. Son corps fut déposé à Pennalun, au comté de Pembroc, dit l’historien Deric. Un autre frère, nommé Ismaël, avait aussi eu pour maître saint Thélo, son oncle. Il fut prêtre aussi et évêque de Ménévic. Ainsi comme nos le voyons la famille de saint Thélo fut une famille de saints.
Note
2 : la commune de Saint-Thélo est formée des
villages : la
Haute-Rive, les Fontenelles, le Bouffo, la Villeneuve, Kerpriat, la
Ville-Blanche, l’Abbaye, la Ville-au-Prè, la Ville-au-Galle,
la Cassière, la
Prise, le Pontillon, la Croix-Allain, Rosan, le Canton, le
Bois-de-la-Motte,
Carduna, Lande-au-Loup, la Ville-au-Breil, le Gralan, le Gouezo,
Botidou,
etc...
Note 3 : Les registres des baptêmes de la commune de Saint-Thélo, qui de 1602 à 1625, ne contiennent qu’une cinquantaine de naissances, en portent le nombre de 80 dans les 25 années suivantes. On en compte 104 en 1641, et 112 en 1673 et années suivantes. L’année 1691 nous en montre 126. Le chiffre va toujours en augmentant jusqu’à l’année 1735 où l’on fit cette année 155 baptêmes, mais à dater de 1763, on ne verra jusqu’à la fin du siècle, le nombre de cent qu’une dizaine de fois. Cette augmentation de la population était due en grande partie au commerce des toiles, implanté depuis peu dans le pays, et qui prenait une grande extension. De 1800 à 1833, les naissances sont en moyenne de 70. La fabrique des toiles était complètement tombée en 1833. Alors Saint-Thélo subit une misère extrême et les émigrations réduisent la population au chiffre de 1200 à 1300 habitants, et les naissances à celui de 40 à peine.
Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Saint-Thélo : Guillaume Lucas (de 1602 à 1605), Guillaume Moisan (de 1605 à 1618), Louis Fraboulet (de 1618 à 1626), Jean Noury (de 1626 à 1648, inhumé dans l’église de Saint-Thélo), Christophe Guehenneuc (de 1648 à 1661), Julien Carré (de 1661 à 1664), Jean Audrain (de 1664 à 1666), Jean Lehuby (de 1666 à 1667), Nicolas Lefèvre (de 1668 à 1670), Olivier Lecouedic (de 1670 à 1687, date de sa mort à Saint-Thélo), Jean Caillibotte (en 1687 à 1717, enterré dans le choeur de l’église le 19 juin 1717), André de Ville (de 1717 à 1719), Pierre Glais (de 1720 à 1744), Jacques Lemaigre (de 1744 à 1746), Guillaume Guégan (de septembre 1746 à 1751), Thomas Blouin (de mars 1751 à 1769, date de sa mort), Pierre Tardivel (de 1769 à 1792, exilé à Jersey), Guillaume Lecovec (de 1803 à 1833, date de sa mort), Pierre Mauxion (de 1833 à 1842), Julien Guillaume Sablé (de 1842 à 1847), Pierre Gaubert (de 1847 à 1854), Victor Lesnard (de 1854 à 1864, date de sa mort), Guillaume Le Sage (en 1864 à 1886), etc ..... A noter que : 1°- Jean Caillibotte, fils de Marc Caillibote et de Louise Taillart, né à Saint-Thélo, en 1658, prêtre en 1683, devint recteur de la paroisse de Saint-Thélo en 1687. C’est sous son administration qu’a été construite la chapelle des Saints Anges gardiens, qu’a été reconstruite celle de Saint-Pierre, qu’a été fait le chevet de l’église et la chaire à prêcher sur laquelle on lit son nom. C’est aussi au zèle de M. Caillibotte qu’on doit l’obtention des reliques de saint Thélo, dont la relation est déposée au dôme du reliquaire. M. Caillibotte procura aussi à ses paroissiens en 1689 et 1713, les bienfaits de deux missions prêchées par M. Leuduger et ses compagnons. Enfin, ce saint prêtre, après avoir fait dans son église une fondation, mourut à l’âge de 60 ans, après 30 ans de rectorat. 2°- Pierre Glais, fils de Guillaume Glais et de Marguerite Blanchard, né à la Ville-au-Prè, en Saint-Thélo, en l’année 1667, fait prêtre en 1691, devint recteur en 1720. M. Glais fit bâtir le presbytère. La paroisse de Saint-Thélo lui donna 1 500 francs et quelques matériaux amassés. Il eut à souffrir de la part de ses paroissiens, qui voulaient tous être enterrés dans l’église, malgré le recteur et les arrêts du Parlement. D’un autre côté, M. de Beaucours, propriétaire de Bonamour, prétendait au droit exclusif de la chapelle Sainte Anne dans l’église paroissiale. Le recteur eut gain de cause dans les deux cas. M. Glais fit donner deux missiones à ses paroissiens, l’une en 1722 ou 1723 et l’autre en 1728. La première fut prêchée par les Pères Gabriel et Fulgence, capucins de la maison de Dinan, et la seconde par les Pères Leroux et Vilate, jésuites. Enfin, après 24 ans d’une bonne administration, M. Glais mourut à l’âge de 76 ans. Il fut inhumé dans le cimetière le 4 mars 1744. - Guillaume Guégan, nommé recteur de Saint-Thélo en septembre 1746, est démissionnaire en 1751. En l’année 1750, il fit donner à la paroisse une grande mission qui dura trois semaines. 3°- Thomas Blouin, prêtre natif de Trégomeur, était recteur de Gausson quand il fut nommé à Saint-Thélo, en mars 1751. C’est sous son rectorat qu’on a fait l’acquisition de l’horloge qui est située dans la tour. Elle a coûté 500 francs, prise à Rennes. M. Blouin est mort le 9 mai 1769, à l’âge de 62 ans et après 18 ans d’administration.
4°- M. Tardivel, né à Allineuc en 1731, remplaça M. Blouin à Saint-Thélo, dans l’année 1769. Il appela 13 prêtres pour travailler pendant 14 jours, au jubilé de l’année 1777. M. Tardivel bénit une cloche du poids de 1200 livres, qui a été remplacée en 1873. Ce vénérable recteur ayant refusé tout serment à la Révolution, fut obligé en 1792 de passer à Jersey, où il mourut le 1er février 1793, âgé de 64 ans. 5°- Guillaume Lecovec, fils de Jean Lecovec et d’Angélique Hervo, naquit à Saint-Thélo en 1755. Il fut fait prêtre en 1779 et devint vicaire dans sa paroisse en 1781. En 1792, il émigra comme son recteur, pour refus de serment. Pendant les quelques jours de calme de l’année 1797, il rentra en France et reprit ses fonctions à Saint-Thélo. Obligé de se cacher de nouveau, il ne reparut qu’en 1800. Il fut nommé curé d’office en 1801 et recteur en 1803. Il en remplit dignement les fonctions pendant 30 ans, jusqu’au moment de sa mort arrivée le 20 avril 1833. 6°- Victor Lesnard, né à Ploubalay en 1797, recteur de Saint-Thélo en 1854, a fait faire la balustrade de l’église, les boiseries du choeur et de la sacristie. C’est aussi à son initiative et à ses sacrifices qu’on doit l’établissement des soeurs. Il est mort à l’âge de 67 ans le 17 novembre 1864. 7°- Guillaume Le Sage, fils de Guy Marie Le Sage et de Perrine Guillaume, né à Loudéac en 1810, est entré au grand séminaire de Saint-Brieuc en 1832, a été tonsuré en 1835, minoré en 1836, sous-diacre en 1837, diacre en 1838, et prêtre le 25 mai 1839. Après avoir été vicaire à Plédéliac et à Saint-Carné, missionnaire à Notre-Dame d’Espérance à Saint-Brieuc, il a été nommé recteur de Trédias en 1858, et transféré à Saint-Thélo en 1864. Il a donné sa démission en 1886, après 22 ans d’administration et à l’âge de 76 ans. Pendant son rectorat à Saint-Thélo, on a fait le lambris de la chapelle des Saint Anges gardiens (prix 400 fr), le lambris de l’église (2000 fr), le crépit des murs de l’église (1930 fr), la dorure des sculptures et moulures (2800 fr), l’acquisition d’une bannière (550 fr), les fonts baptismaux (750 fr), on a acquis deux cloches pesant ensemble 3450 kg (6210 fr), un dais (600 fr), un chemin de croix (400 fr), des vitraux (3571 fr), la charpente et la toiture de l’église (6000 fr).
PATRIMOINE
de SAINT-THELO
|
l’église
Saint-Thélo (XVIIème siècle). La tour
date de 1668. Sur le porche sud, on lit 1673, et auprès on
voit le nom d’Olivier Lecoidic, recteur de la paroisse, et celui de
Jean Jégo, son vicaire. Le chevet de l’église ne
date que de 1696 et a été construit avec
l’autorisation du duc de Rohan, propriétaire du terrain et
seigneur suzerain de la paroisse de Saint-Thélo. Les trois
retables, en bois polychrome, datent du XVII-XVIIIème
siècle (vers 1700). Les 10 stalles et la chaire, oeuvre des
frères Etienne (de Trévé), datent du
XVIIIème siècle. Le prêtre Jean
Callibote y officie à la fin du XVIIème
siècle, et il est inhumé en 1717 devant le
maître-autel ; |
|
la
chapelle des Saint-Anges-Gardiens (1695), édifiée
en 1695 avec l’autorisation de la seigneurie de la Motte-d’Onon. A la
fin du XIXème siècle, la messe était
dite dans la chapelle deux fois l’année. Le retable et
l’autel, en bois polychrome, datent de la fin du XVIIIème
siècle. Les tableaux de l’autel proviennent d’une ancienne
chapelle, située jadis au lieu-dit La Fontaine-aux-Maux,
dédiée à saint Tugdual et
détruite vers 1750. On trouve sur l’autel plusieurs
statues : les statues de saint Nicolas et d’un saint inconnu
(datées du XVIIème), une statue de saint Michel
(datée de 1737) oeuvre du sculpteur Pierre Hugues, ainsi
qu’une statue de l’ange Gabriel (datée de 1757) oeuvre du
sculpteur Antoine Gaubichet ; |
|
l’ancienne
chapelle de Saint-Pierre, dite chapelle Saint-Pierre de
Malhère et aujourd’hui disparue. Elle aurait
été restaurée ou reconstruite en 1689.
La tradition nous dit qu’elle doit son origine à des
boisseliers du bois de Malhère, qui couvrait le nord de la
paroisse de Saint-Thélo et qui contenait encore 400 journaux
en 1543. A la fin du XIXème siècle, dans cette
chapelle, non desservie, on disait la messe le jour de saint Marc, le
lundi des Rogations et le jour de saint Pierre ; |
|
l’ancienne
chapelle de Saint-Thugal ou Saint-Tugdual, située jadis au
village de la Fontaine-aux-Maux, et disparue vers 1750. Beaucoup de
Bas-Bretons y allaient en pèlerinage ; |
|
la croix de l’église de Saint-Thélo (1732). Autrefois installée dans le cimetière. Yves Guillaume Glais de la Villeblanche a été enterré le 10 juillet 1735 au pied de la croix du cimetière qu’il a fait construire en 1732 ; |
|
le
manoir et le colombier de la Villeau-Breil (XVIIIème
siècle) ; |
|
le
manoir de Botidoux (1729), propriété de la
famille Le Deist de Botidoux. L’édifice était
habité jadis par la famille Collet ; |
|
le
manoir de l’Abbaye ou Châteaupauvre (1762),
propriété de la famille Glais de l’Abbaye
(jusqu’en 1844), puis de la famille Féval ; |
|
les
maisons du bourg (1731, 1784, 1735) ; |
|
les
maisons de Le Breil-Glais (1735), de la Ville-au-Breil (1717, 1789,
1738), de Rozan (1621, cette terre appartient en 1514 à
Amaury du Bosq), de Coëtqueff (1645) ; |
|
la
ferme de la Ville-au-Gall (1742) ; |
|
2
moulins
dont les moulins à eau de Saint-Thélo et
Bizoin ; |
A
signaler aussi :
|
le
centre Paul-Féval (1908) ; |
|
l’ancien manoir de la Motte-d’Onon. D’après un aveu rendu en 1543, à Henri, vicomte de Rohan, par la propriétaire de la Motte-d’Onon, le bois de cette seigneurie s’étendait depuis le manoir jusqu’au ruisseau qui avoisine le bourg de Grâce : là, commençait la forêt de Loudéac. En s’avançant vers le nord, et longeant la forêt, on trouvait la lande au loup, agrandie de cent journaux ; et au sud d’Uzel, le bois de Malhère, contenant environ 400 journaux. Bois et lande , tout a disparu. Les derniers vestiges ont disparu. Cette terre à haute justice relevait de Loudéac, et possédait la foncialité de presque toute la paroisse de Saint-Thélo, qui était domaine congéable. Le moulin de la Motte-d’Onon était le moulin de la Villeauchevalier, situé sur la rivière d’Oust. Des pièces imprimées en 1775, au sujet d’un procès entre le seigneur et les tenanciers de la Motte-d’Onon, disent que cette terre fut en 1470 vendue par la famille Molac au seigneur d’Uzel. Une descendante de ce seigneur, Françoise de Malestroit, épouse de François de Coëtquen, rendit en 1543 aveu au vicomte de Rohan pour la Motte-d’Onon, qui devait une rente de deux livres un sou et huit deniers. Dès lors le manoir était en ruines, et n’était pas habité par le propriétaire ; |
|
l’ancien
manoir du Pavillon. Il s’agit d’une terre et d’une haute justice qui
relevaient "prochement" de la Chèze. Le manoir
était situé proche du village de la Villeblanche,
et dans une île formée par la rivière
d’Oust. Il est vendu en 1427 par Blanche d’Avaugour de Kergrois au
vicomte Alain VIII de Rohan. En 1477, le manoir est revendu par Jean II
de Rohan à la famille Lelart. En 1505, Geoffroy de Bonamour
(maître d’hôtel de la maison de Rohan) "retire" le
manoir à Jeanne Lelart. Ce Geoffroy de Bonamour devient par
la suite le seigneur du Pavillon. La seigneurie passe à
partir de la fin du XVIème siècle, entre les
mains successives des familles de Chauvraye, de Talhouët, du
Boisorhant, Le Moenne, Le Vicomte, Loz de Beaucours et de Boisboissel.
A noter que depuis le XVIème siècle, les
juridictions de Bonamour et du Pavillon n’en font plus qu’une, sous le
nom de Juridiction de Banamour et Pavillon. Le
manoir aurait été démoli à
la fin du XVIIIème siècle ou au début
du XIXème siècle. La métairie de la
Villeblanche et l’emplacement du manoir sont vendus en 1903 par M. de
Boisboissel à M. Jaglin ; |
ANCIENNE
NOBLESSE de SAINT-THELO
En
1543, Françoise de Malestroit est la propriétaire
de la
seigneurie de La Motte-d’Onon. Ses successeurs prennent ensuite le nom
de Des
Mottes, et possèdent le droit de haute justice sur les
terres de la paroisse de
Saint-Thélo, à l’exception du Pavillon et de La
Ville-Blanche, qui sont les
propriétés depuis 1505 de Geoffroy de Bonamour
(maître d’hôtel de la maison des
Rohan).
La
haute
justice de Bonamour appartenait, au moment de la Révolution,
à la famille
Bonamour.
Lors
de la réformation de 1426, est mentionné
à Saint-Thélo le
noble Raoullet Le Lou.
Lors
de la réformation du 1er janvier 1514, trois maisons nobles
sont mentionnées à Saint-Thélo : La
Motte-d’Onon (au sieur dudit lieu), Le
Paveillon ou Pavillon (à Geffroy de Bonamour), Rozan
(à Amaury du Bosq).
A
la "montre" (réunion de tous les hommes d’armes) de
Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 1 noble
de Saint-Thélo
:
|
Roland
DU BOSCQ (5 livres de revenu) : porteur d’une
brigandine et comparaît en archer ; |

ETYMOLOGIE
et HISTOIRE du QUILLIO
Quillio
vient de l’ancien breton « killi »
(bois).
Le
Quillio est un démembrement de la paroisse primitive de
Merléac. Les bois du Quillio (in nemoribus de
Killiou, in parochia de
Meleriac) sont mentionnés en 1285, dans un
document établi par Eudon
Gilbert au profit de Josselin de Rohan. Le Quillio (Killiou)
est cité
comme paroisse du diocèse de Quimper dès 1286
(Mor., Pr. I, 1078 et
1081).
Le
Quillio (Killiou) est, jusqu’à la fin de l’Ancien
Régime, une
trève de la paroisse de Merléac et
dépendait de l’évêché de
Quimper. Quillio
avait pour subdélégation Quintin et pour ressort
le siège royal de Ploërmel. Le
Quillio est érigé en commune en 1790 et devient
paroisse au Concordat.
On
rencontre les appellations suivantes : Killiou (en 1285),
Par. de Killiou (en 1286), Quilio (en 1464), Guillio (en 1492), treffve
du
Quillio (en 1535-1536). On trouve Quillio dès 1635 (archives
des Côtes d’Armor,
1E 2738).
Nota
: la commune du Quillio est formée des villages :
Kermorleven,
le Bouffo, le Rocus, le Ros, Guerbourbon, Guerderio, Kergouillard,
Kerivallan,
Lohau, Penher, le Cosquer, Lanego, Saint-Maurice, la
Perrière, les Guerniaux,
Kerliouzel, Kerneneunan, le Reste, le Bergereus, le Parc, etc...
PATRIMOINE
du QUILLIO
|
l’église
Notre-Dame (fin du XVème siècle -
début du XVIème siècle),
modifiée au XVIIIème siècle. On y
trouve quelques éléments datés,
semble-t-il, du XIIIème siècle. La
façade sud date du XV-XVIème siècle.
Le reste de l’édifice date du XVIIIème
siècle. La nef date de 1733. La tour-clocher date de 1751.
Le choeur date de 1791. Le mobilier, provenant de l’abbaye de Bon-Repos
à Saint-Gelven (lutrins, confessionnaux, ...), date du
XVIIIème siècle. La grille du
cimetière, en fer forgé, oeuvre de J. Nourry,
date de 1773 ; |
|
la
chapelle Saint-Maurice (XV-XVIème siècle),
située route d’Uzel. L’édifice est en forme de
croix latine ; |
|
la
chapelle Saint-Nicodème du Roz (XVIIIème
siècle) ; |
|
la
chapelle de Lorette (1848-1854). La chapelle est détruite en
partie par la foudre le 8 novembre 1846. L’édifice comprend
de nombreux ex-voto ; |
|
la
fontaine de Lorette (XVIème siècle -1874). La
fontaine est bénie le 8 septembre 1874. On
prétend que cette fontaine a été
érigée par un comte d’Uzel, compagnon de Charles
VIII ; |
|
le
calvaire du cimetière (XVIème
siècle) ; |
|
l’ancien
manoir du Roz (XVème siècle),
propriété de la famille Le Lart du Roz ; |
|
le
nouveau manoir du Roz (XVIIème siècle) ; |
|
le
manoir de Lohan (1768) ; |
|
le
château du Cosquer (1738) ; |
|
les
maisons du bourg (1771, 1710, 1769, 1645) ; |
|
les
maisons à Beaulieu (1655), Penhers (XVIIIème
siècle), la Ville-au-Chevalier (1775 et 1769), le Bouffo
(1769 et 1725), le Rest (1668, propriété de la
famille Le Deist de Botidoux au XVIIème siècle),
Kerivallan (1631), Guersamson (1706), Guerdério (1673 et
1765), Lanégoff (1758) et le Quillio-Uzel (1649) ; |
|
les
moulins
à eau du Pont-du-Jour, du Pavillon, de la Ville-au-Chevalier
; |
A
signaler aussi :
|
le
cromlech de Notre-Dame de Lorette (époque
néolithique) ; |
|
le
menhir du Cosquer (époque néolithique) ;
|
|
une
implantation gallo-romaine au hameau de Quenecunan ; |
|
la
grotte dite de Merlin. |

ETYMOLOGIE et HISTOIRE d’ UZEL
Uzel
vient de l’ancien breton "uzel" (haut).
Uzel est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Cadelac. Il semble qu’il s’agisse d’un défrichement effectué au détriment de la forêt de Loudéac. Uzel (Usel) est mentionné comme paroisse dès 1253 (Mor., Pr. I, 955), lors d’une vente pour la somme de 160 livres de la terre d’Uzel, par Rolland Dolo au seigneur de La Chèze, Thomas de Chemillé ou Chenillé (époux d’Alénior, dame de la Chèze). En 1271, le "Grand Pré d’Uzel" est cédé au vicomte de Rohan, par le seigneur de la Moussaie, Hervé de Bouteville, pour 40 livres. La paroisse d’Uzel (parrochia de Ussello, briocensis diocesis) est encore citée en 1368-1371 (procès de canonisation de Charles de Blois).
A la Révolution, la paroisse d’Uzel dépendait du diocèse de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Quintin et du ressort de Ploërmel. La cure était présentée par M. Boschat (ou Beauchat), seigneur de la paroisse d’Uzel. En 1727, son revenu était de 300 fr. (dixit le fermier général de la seigneurie), et en 1770, il était de 700 fr. (d’après un carnet épiscopal). La paroisse d’Uzel élit sa première municipalité au début de 1790.
La seigneurie d’Uzel relevait jadis de la châtellenie de La Chèze. Cette seigneurie avait son siège au bourg d’Uzel où se trouvait le château, détruit en 1839 par un incendie. Sylvestre Budes, seigneur d’Uzel au XIVème siècle, combat à la tête d’une armée bretonne au service de l’antipape Clément VII Robert de Genève. Durant les guerres de la Ligue, Jean V, sire d’Uzel et de Coëtquen, sert en Bretagne le roi de France, et gagne la bataille de Loudéac, contre son gendre Saint-Laurent en 1591.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Usel (en 1253, en 1271, en 1280), Par. de Ussello, Usselo (en 1371), Usel (en 1569). La forme actuelle Uzel apparaît dès 1669. A la demande de l’administration postale, Uzel devient Uzel-près-l’Oust en 1856.
Note 1 : la commune d’Uzel est formée des villages la Maufredais, Villeneuve, Villeaux, Bouillies, Ville-d’Enhaut, Bareil, Bonne-Nouvelle, le Beau, Pas-Tranchant, les Haies, les Annecades, la Noue, la Roche, etc...
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune d’Uzel : Bigaignon (de 1638 à 1649), Raoul Cossurel (de 1649 à 1665), Lelièpre (de 1665 à 1667), Jérôme Séculier (de 1667 à 1677), Pierre Régnault (de 1677 à 1700), François Letexier (de 1701 à 1721), Claude Désireux (de 1721 à 1727), Olivier Glais (en 1727 à 1746), Jean François Glais (de 1747 à 1776), Pierre Olivier Blivet (de 1776 jusqu’au 2 mai 1789), Yves Olivier Mathon (le 17 mai 1789). Ce dernier refusa tous serments à la Révolution et partit pour l’exil en 1792. Après la Révolution, on trouve Michel Gouédard (de 1803 à 1808, date de sa mort), Marc Duval-Villebogard (en 1808), Sylvestre Gouello, François Flageul (décédé le 15 mars 1868), François Morfouage (de 1868 à 1870, date de sa mort), Michel Perrichon (de 1870 à 1874), Charles Frostin ((de 1874 à 1884), Jean Louis Lefèvre (en 1884, décédé en 1884), etc .....
PATRIMOINE d’ UZEL
|
l’église Saint-Nicolas (XVIIème siècle), anciennement dédiée à Notre-Dame. Elle est aujourd’hui dédiée à saint Nicolas. La longère sud date de 1787. Le clocher date de 1815 ; |
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la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (début du XVIème siècle). Les angles sont ornés de gargouilles. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Bonne Nouvelle ; |
|
le calvaire de Bonne-Nouvelle (1766), situé près de la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle ; |
|
la croix de la Noë (XVIIIème siècle) ; |
|
la fontaine de Bonne-Nouvelle (1766) ; |
|
la fontaine du bourg ; |
|
le manoir de la Maufredais (XVIIIème siècle) ; |
|
les maisons de Rabine (1766), de la rue de la Gare (1725), de la rue Bienvenue (1741), de la place du Martray (1729), de la Noë (1792), de Bonne-Nouvelle (1638, 1813), de la Roche (1636), du Pas-Tranchant (1733), de la Ville-aux-Bouillies (1696, 1743), de Vessière (1741, située rue Fulgence-Bienvenue), Le Potier (1788, située rue de l’Eglise) ; |
|
le moulin à eau d’Uzel ; |
A signaler aussi :
|
le menhir du Moulin ; |
|
l’ancien château d’Uzel, détruit par un incendie le 17 mars 1839. La seigneurie appartenait en 1298 à Guillaume Budes. Il est dit dans l’armorial de Courcy, que ce Guillaume Budes épousa, vers l’année 1300, Jeanne Du Guesclin. Silvestre Budes, fils de Guillaume, fut aussi seigneur d’Uzel. Il épousa Renée Gouyon de Matignon. Ce Silvestre, parent et compagnon de Bertrand Du Guesclin, est célèbre dans l’histoire de Bretagne, et par sa bravoure, et par ses aventures, et par sa mort tragique arrivée en 1379. Marzeline Budes, fille de Silvestre, fut dame d’Uzel. Elle épousa, vers 1360, Bertrand du Marchaix et ensuite Raoul de la Chateigray. Elle eut des enfants de ces deux maris, mais sa fille, Isabeau du Marchaix, fut dame d’Uzel. Isabeau du Marchaix, n’eut point d’enfants de son premier mari, Jean d’Avaugour, qui vivait encore en 1399. Elle épousa, en secondes noces, Alain de la Soray, dont la fille, X. de la Soray, fur dame d’Uzel. Elle épousa un Malestroit. La seigneurie d’Uzel était encore dans cette famille en 1540, et nous savons qu’alors une Françoise de Malestroit épousa un Coëtquen, en faveur duquel Uzel fut érigé en vicomté, en l’année 1538. Après avoir été longtemps possédée par les Coëtquen, la seigneurie d’Uzel passa par alliance dans la maison de Durfort de Duras. Cette famille, alliée aux Combourg, vendit, en 1759, pour la somme de 334.400 francs, Uzel et ses annexes, à un M. Beauchat (ou Boschat), d’Allineuc. Les annexes d’Uzel étaient : - la Motte-d’Onon, en Saint-Thélo, terre à haute justice, réunie au domaine d’Uzel, au mois d’août 1470, par la vente qu’en firent les Molac au seigneur d’Uzel, - le Vauclair, seigneurie située proche de Moncontour ; |
Vers janvier 1380, à la mort de Sylvestre Budes, seigneur d’Uzel, la seigneurie d’Uzel échoit à sa fille Margelie Budes, femme de Bertrand du Marchaix puis de Raoul de la Chateigneraie. Par elle, la seigneurie passe dans les familles du Marchaix, de la Soraye et de Malestroit. François de Malestroit, dame d’Uzel et de la Soraye, épouse par contrat du 23 septembre 1517 François sire de Coëtquen. A la suite de ce mariage, la seigneurie d’Uzel appartient à la famille de Coëtquen. En 1488, le roi Henri III l’érige en vicomté en faveur du marquis de Coëtquen. Le 3 juin 1746, meurt Augustine de Coëtquen, dame d’Uzel, femme du Comte de Brienne. Elle a pour héritière sa tante, la duchesse de Duras. Le 19 novembre 1759, le duc de Duras vend la seigneurie d’Uzel à Mathurin Boschat, d’Allineuc. A la mort de Boschat, capitaine du Fort Lalatte (en 1778), ses trois filles Mme Visdelou du Licoët, Mme de Saint-Pern et Mme de la Noüe, héritent la seigneurie d’Uzel.
A la réformation du 1er janvier 1514, se trouvent mentionnées deux maisons nobles d’Uzel : Uzel-Près-l’Oust (à la famille de Malestroit) et Bien-Lui-Vient (à Guillaume du Bosq). A la réformation du 27 mai 1536 est mentionnée la maison Uzel-Près-l’Oust de Jacques de Malestroit.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d’armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles d’ Uzel :
|
DE LA SORAYE de la Soraye : excusé comme appartenant à la maison du duc ;
|
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DE LARGENTAYE de Largentaye : comparaît comme homme d’armes ;
|
|
DE MALESTROIT : comparaît comme homme d’armes ;
|
|
QUELEN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;
|

ETYMOLOGIE et HISTOIRE d’ ALLINEUC
Allineuc
vient du breton « an linoc »
(linière).
Allineuc est une paroisse primitive, née d’un défrichement d’une ancienne zone forestière appelée forêt de Coetrach, et englobait jadis le territoire actuel d’Allineuc et celui de l’Hermitage-Lorges. Allineuc (Alinec)a une église dès 1330 (Pouillés de Tours, p. 354). Elle est citée comme paroisse dès 1407 (lettres de Jean V, n° 449) et a pour trève L’Hermitage-Lorge jusqu’en 1627. Allineuc relevait jadis de la seigneurie de Quintin et faisait partie du bailliage du Plain.
L’ancienne paroisse d’Allineuc avait pour ressort Saint-Brieuc et pour subdélégation Quintin. Le duc de Lorge en était le seigneur au moment de la Révolution. Elle a fait partie de l’ancien comté de Goëlo. Cette paroisse, qui appartient sous l’Ancien Régime au diocèse de Saint-Brieuc, élit sa première municipalité au début de 1790. Le territoire d’Allineuc est diminué à trois reprises :
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la paroisse de l’Hermitage est érigée le 27 février 1627 ; |
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l’enclave du Pavillon en Allineuc est réunie à Gausson par arrêté du 2 avril 1823 ; |
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3 enclaves situées au voisinage des villages de Kerno et Langavry, en Allineuc, sont réunis à l’Hermitage par arrêté du 28 novembre 1827. |
On rencontre les appellations suivantes : Alinoc (vers 1330), Alinet ou Alinec (en 1407), Alineuc (en 1439), Alyneuc (en 1480, en 1513 et en 1536) et Allineuc dès 1645 (archives des Côtes d’Armor, 1E 2357).
Nota : la commune d’Allineuc est formée des villages : la Brousse, Ville-Brûlée, le Bosmeur, le Viziou, etc...
PATRIMOINE d’ ALLINEUC
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l’église Saint-Pierre et Sainte-Anne (1604-1735). C’est un édifice fort irrégulier, qui a subi de grosses réparations à des époques différentes. Le clocher date de 1735. Le chapitre du Rosaire date de 1604. L’autel et le retable datent du XVIIème siècle. L’église est restaurée en 1930 ; |
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la chapelle Saint-Adrien (XVIIIème siècle) ; |
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le chapelle de la Porte d’Ovain ou Dohen (1733) ; |
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la chapelle Sainte-Anne de Langavry (1896-1897). La première pierre est bénie le 2 août 1896. La chapelle est bénie le 4 juillet 1897 ; |
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la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours de Kergonan, bénie le 5 septembre 1880 ; |
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le calvaire (XVIIème siècle), situé jadis dans l’enclos paroissial de l’ancien cimetière ; |
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la croix de Langavry (1790) ; |
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le château de la Porte d’Ovain ou Dohen (1733). La famille de Cuverville, originaire de Normandie, s’est établie à la Porte d’Ohain, à la fin du XVIIIème siècle ; |
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les manoirs de Cararon (1707) et du Vizieu (1642) ; |
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le manoir de Kerfagot (1713). Le domaine de Kerfagot appartient à Jean Le Tabareuc en 1513 et à Julien Caremar en 1569 ; |
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le manoir du Grand-Bosméléeac ou Bosméléac (1707). Le domaine appartient à Eon Le Gouri puis à Jean Le Gouri en 1513 .
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les maisons de Langavry (1630), Leffo (1666 et 1692), de Kerno (1712 et 1744), du Fonteny (1715), de la Ferrière (1674), de Langavry (1630), de Kerruault (1628 et 1729), de Keribet (1728) ; |
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les fermes du Vizieu (1670), du Petit-Bosméleac (1755) ; |
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la fontaine Sainte-Anne de Langavry (1691) ; |
A signaler aussi :
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le menhir du Moulin de la Brousse (époque néolithique) ; |
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le retranchement du Mont Bara (époque protohistorique). |
ANCIENNE NOBLESSE d’ ALLINEUC
Les maisons nobles d’Allineuc étaient : les Landes (à Jean Rolland en 1500), Toulnon ou Toulmain (au comte de Laval qui possédait aussi Saint-Armel en 1513 et 1536), la Villeneuve (à Jacques Rolland en 1513, et à Marie de Languyouez en 1536), Lardon ou Lourdon (à Guillaume de Gouedinc en 1513, et à Julien Daniel ou Damel en 1536), le Parc (à Guillaume Duault en 1536), Cararon, la Porte-Dohen, Kertinguy et la Douve.
Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles d’Allineuc : Toulmain et Folyneuse (au sieur de Laval), La Villeneuve (à Marie de Languyouez, dame de Kerdelan ou Kerderan), Lourdon et Le Cours (à Julien Damel et son épouse Julienne Halna). En 1513, La Villeneuve appartient à Jacques Rolland (sieur de Kerderan) et Lourdon appartient à Guillaume de Gouedinc.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d’armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles d’ Allineuc :
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Guillaume DE GOUEDINC (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ; |
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Guillaume LE GOURY (10 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ; |
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Jehan LE TABAREUC (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge
|